Les choses changent plus vite
qu'on ne le pense... Demain nous
nous réveillerons dans un monde qui
n'aura plus besoin de nous parce que
nous n'aurons pas su comprendre
ni accompagner ses mutations.

Comme les dinosaures...

Il y a des jours où ça ne va pas... Une équipe de collaborateurs qui se démotive, un service technique en pleine crise, des fondamentaux qui se débinent, un carnet de commande qui se vide, un outil de production en perte de vitesse, des usagers qui se plaignent de dysfonctionnements, des clients qui vont voir ailleurs.
Alors on se pose tous la même question :

Crise passagère ou symptôme plus inquiétant ?

Dit autrement : crise conjoncturelle ou structurelle ?
On préfère tous la version "conjoncturelle" parce qu'elle ne nous remet pas en question : la cause est externe et il suffit de laisser passer la crise. Prendre le temps d'attendre et tout reviendra à la normale.
Et si elle était structurelle ?
Si nous étions devenus une espèce en voie d'extinction lente sans même nous en rendre compte ?

L'immobilisme nous fait reculer ;
ne rien faire et attendre, c'est
déjà commencer à disparaître.
S'adapter, s'ouvrir au changement,
repenser ses façons de faire, c'est
s'engager dans le monde de demain.

Comme une fleur...

L'irruption du numérique est en train de radicalement transformer notre paysage économique, social, politique, culturel, technique... L'économie mondialisée bouleverse toutes ses règles, les territoires urbains se transforment par des pratiques nouvelles, les savoirs autrefois chers à acquérir sont en distribution libre, les lourdes machines industrielles sont concurrencées par des impressions 3D dynamiques de plus en plus performantes, des pans entiers de secteurs traditionnels sont directement menacés.
S'adapter ou disparaître, telle est la règle.

S'adapter, oui, mais comment ?

Pour beaucoup d'entre nous, s'adapter à la "révolution numérique" c'est proposer des sites web de plus en plus riches et de plus en plus interactifs : entreprises, institutions, collectivités, associations, tous se présentent en ligne, proposent en ligne, expliquent en ligne qui ils sont et ce qu'ils font... Et pourtant :
→ La chaîne Accord nous propose des centaines d'hôtels sur le web... puis vint Airbnb.
→ Universal nous invite à voir des milliers de films sur son site... puis vint Youtube.
La différence ? Une approche disruptive. Un changement radical de point de vue, de méthode, de vision stratégique.

Nos capacités d'adaptation sont bridées
par le doute, par l'incompréhension,
par l'inquiétude, par la méfiance.
Peur d'oser, peur de changer.
Peur de se tromper parce qu'on ne
maîtrise pas les enjeux numériques.

Innovation incrémentale contre innovation disruptive

La mutation numérique est complexe à mener parce qu'elle n'est pas une innovation incrémentale mais disruptive

L'innovation incrémentale vous la connaissez et vous la maîtrisez parfaitement : on part de ce que l'on sait faire - et on sait comment bien le faire - et on transforme, on adapte, on modifie, on réoriente. En sort de l'innovation. Du nouveau. Du pas-encore-vu. En sort ce qui vous distinguera des autres.

L'innovation disruptive est d'une autre nature : on part ce ce qu'on sait faire mais on oublie comment on le faisait jusqu'alors. On se demande comment le faire désormais avec ces nouveaux enjeux numériques.

Le changement ne vient pas tout seul,
c'est avant tout une volonté, un besoin,
une décision qui engage l'avenir.
Il ne se fait pas facilement : il se heurte
aux habitudes, aux idées reçues,
aux "on a toujours fait comme ça..."

Réfléchir

La plus mauvaise des attitudes est de partir dans l'idée que
ce que nous savons faire est éternel et la façon dont nous le faisons est la meilleure possible...

A lire...

www.huffingtonpost.fr/nicolas-colin/entreprises-numeriques

Le changement ne se conçoit pas
d'en haut : il implique la collaboration
de toutes et tous. Il ne s'impose pas.
Il ne se mène pas seul dans un bureau.
Le changement est un processus de
co-élaboration accepté et mené par tous.

Pas d'en haut

La plus contre-productive des attitudes est de s'enfermer dans la conviction que
seul le haut de la pyramide est conscient des enjeux et détenteur des solutions possibles...

Mais un point de vue peu partagé

Gilles Babinet, représentant du numérique pour la France auprès de la Commission européenne, dans Les Echos sous le titre "Réussir sa transformation digitale" :
L'accélération de la transformation digitale est désormais une évidence devenue difficile à contester.[...] Voici donc quatre principes essentiels - mais non exhaustifs - pour aborder la révolution digitale :
1. Engager totalement la direction générale
Aucune société ne peut réussir sa transformation digitale sans une implication totale de son directeur général, voire de ses actionnaires. Les changements sont si structurels, d'un modèle hiérarchique verticalisé à un modèle horizontal et où le mode projet prédomine, que seul le directeur général peut effectuer les arbitrages [...]

Les modèles organisationnels verticaux
sont épuisés ; ils ne parviennent plus
à proposer, à insuffler, à fertiliser.
Les solutions sont aujourd'hui à
rechercher dans l'intelligence collective,
les savoirs et les compétences de tous.

Intelligence collective

"L'horizontalité numérique" n'inverse pas la chaîne structurelle

Contrairement à certaines idées reçues elle ne propose pas de remplacer le "top-down" (aller du haut vers le bas) par le "bottom-up" (remonter du bas vers le haut) mais de mettre en place des outils de co-élaboration de projet de changement.
Réorganiser un service administratif ou une unité de production industrielle fonctionne de ce point de vue de la même façon : les savoir-faire de chacun, les opinions de uns et des autres, les compétences de tous sont requises. Parce qu'il vient aussi d'eux, tous deviennent acteurs du changement : tous ont quelque chose à dire ou à proposer.

Que vous soyez une collectivité,
une entreprise ou une association,
les outils collaboratifs/participatifs
vous concernent. Ils sont la clé
du changement numérique en cours.
Ils sont votre plus riche ressource.

Richesse collaborative

Collectivités, entreprises, associations, votre plus grande richesse n'est plus dans une banque ou dans la détention de savoirs ou de matériels, mais dans la masse d'idées et la force innovante que représentent vos équipes et vos publics.
Qu'ils soient clients, usagers, membres, collaborateurs, salariés... ils forment une ressource collective d'une richesse inégalable. Pour éviter que cette ressource se perde dans la nature - voire même se retourne contre vous - convoquez-la, invitez-la et donnez-lui les outils qu'elle attend.

Les idées novatrices n'ont pas à
venir du dehors : vous avez toutes
les ressources utiles en interne...
Nous faisons émerger les idées
puis les transformons en projet innovant
par des solutions participatives.

Participation

Les outils du changement

Que ce soit en réorganisation de process de production, en gestion de services au public ou en développement de projets culturels, nous n'aurons jamais vos compétences ni votre savoir-faire.
Nous ne sommes experts en rien... nous n'apportons que les outils pour faire émerger de l'intérieur - de vos équipes, de vos clients, de vos services, de vos administrés, de vos publics - toute la richesse des ressources disponibles pour que votre "mutation numérique" puisse s'effectuer sur les bases les plus collaboratives possibles.

Les outils collaboratifs, participatifs et contributifs

L'ère de l'industriel qui fait des miracles seul contre tous ou de l'homme providentiel qui sauve le pays est révolue. Elle est révolue parce que nous ne sommes plus au XIXe ni au XXe siècle mais au XXIe ; elle est révolue parce que le contexte - "révolution industrielle" d'un côté et construction de l'état-nation de l'autre - ne permet plus l'émergence de trajectoires individuelles "naturellement" destinées à reconfigurer le monde à soi tout seul ; elle est révolue parce que l'horizontalité numérique est en passe de remplacer la verticalité structurelle historique.
L'ère de la co-élaboration, de la contribution et de la participation s'ouvre devant nous. A nous maintenant d'en être les acteurs. A nous de créer les outils qui inscriront nos actes et nos choix dans la modernité de notre époque.

Certaines de ces applications e-vdn
ont été ou sont utilisées au quotidien,
d'autres sont encore à l'état de projets.
Toutes répondent à des contextes
et à des approches spécifiques...
Toutes requièrent la participation de tous.

Outils numériques collaboratifs, participatifs et contributifs

Collaboration : le public-cible co-élabore un projet, un produit, un système.
Participation : le public-cible participe à un projet/système non co-élaboré.
Contribution : le public-cible contribue à la production de données, de modèles.


Domaine : Conférences

Cible : Participants

Type : Participation

Date : 2010

Fonctions :

Outil de traduction collaborative permettant de sous-titrer en plusieurs langues les titres et descritifs succints de slideshows présentés lors d'une conférence.
L'objectif est que, dans la salle, chacun se connecte à la langue de son choix et puisse afficher dynamiquement en temps réel sur son téléphone le titre et le descriptif général de chaque slide à mesure que le conférencier en change.

Domaine : BTP

Cible : Clients grand public

Type : Contribution

Date : 2011

Fonctions :

Les clients peuvent modéliser virtuellement la pose de pavés au sol et créer des motifs décoratifs qu'ils peuvent ajouter à la collection. Ainsi chaque client participe à la création d'une base d'utilisations du produit.
Deux objectifs étaient à atteindre : fidéliser à la marque et les impliquer dans la R&D de nouveaux modèles. L'application en ligne permet également de calculer en direct pour la surface donnée le palettage nécessaire pour chaque sorte de pavés.

Domaine : Conférence-débat

Cible : Présents

Type : Participation

Date : 2011

Fonctions :

Les personnes présentes lors de la rencontre "Construire la Ville" postaient des mots-clés en direct depuis leurs smartphones. Ces mots-clés étaient triés et statistisés pour construire une ville virtuelle aux bâtiments constitués de ces mots, projetée sur écran dans la salle en temps réel.
L'objectif à atteindre : la perception par les orateurs du ressenti de l'auditoire leur permet de revenir sur des points, préciser des détails, affiner des concepts.

Domaine : Commune

Cible : Habitants

Type : Participation

Date : 2011

Fonctions :

Outil de report d'incidents de voirie géolocalisés avec interface de post de photos et descriptifs. Les habitants photographient et décrivent l'incident qui est immédiatement reporté sur une carte aux services de la voirie avec les coordonnées GPS + un outil de guidage sur mobiles
L'objectif est de rendre les habitants co-responsables de leur environnement urbain.

Domaine : Fête de la musique

Cible : Public

Type : Participation

Date : 2011

Fonctions :

Trois outils permettaient au public de dialoguer, discuter, commenter et se donner rendez-vous, de se projeter en réalité augmentée sur écran géant en train de jouer des instruments, et de produire collectivement de la musique diffusée sur la sono du lieu central du dispositif.
L'objectif est de leur faire découvrir les possibilités festives et créatives des outils numériques.

Domaine : Univers virtuel

Cible : Participants

Type : Collaboration

Date : 2011

Fonctions :

Depuis leurs smartphones les participants peuvent créer en direct, modifier, déplacer, etc. des objets virtuels 3D dans un univers immersif.
L'objectif est de coproduire des éléments/objets d'environnements 3D.

Domaine : Territoires urbains

Cible : Utilisateurs

Type : Contribution

Date : 2012

Fonctions :

Cet outil permet à tout utilisateur de géoposter des documents (textes, photos, vidéos) dans un espace urbain. Les documents postés étant géolocalisés, ils ne sont consultables que si l'utilisateur est à proximité
L'objectif est d'enrichir les territoires urbains de contenus numériques de façon contributive.

Domaine : Jeu interactif

Cible : Joueurs

Type : Participation

Date : 2012

Fonctions :

Douze spots touristiques ont été géolocalisés dans la région et des indices permettant de les trouver ont été postés sur les douze points de départ des douze jeux. Les joueurs disposaient de la possibilité de poster eux-mêmes des messages géolocalisés pour aider (ou tromper) les autres joueurs.
L'objectif était de leur faire découvrir les points remarquables du territoire.

Domaine : Appli métier

Cible : Professionnels

Type : Collaboration

Date : 2013

Fonctions :

Outil professionnel destiné à des installateurs permettant de partager des chantiers et d'intervenir tant sur les audits préliminaires que sur les rapports d'audits et le suivi des chantiers/incidents.
L'objectif est d'offrir à un réseau de professionnels un outil commun collaboratif leur permettant de créer des chantiers, d'insérer des plans, de les modifier, d'y placer des câbles et boitiers, de relier et connecter les équipements, d'éditer des rapports d'audits, d'automatiser les commandes et et de partager les interventions.

Domaine : Territoires urbains

Cible : Habitants

Type : Participation

Date : 2013

Fonctions :

Les habitants d'un quartier peuvent poster en ligne dans une reconstitution 3D de leur environnement familier des traces de mémoires du quartier (sons, textes, photos, dessins).
L'objectif est de permettre à tous d'accéder à la mémoire urbaine du lieu, retrouver des traces, des ressources, des visages, des souvenirs.

Domaine : Création culturelle

Cible : Public

Type : Participation

Date : 2013

Fonctions :

Le public en balade dans le quartier expérimental pouvait découvrir des vidéos d'artistes géopositionnées en coordonnées GPS. L'itinéraire effectué, les choix du public, ce qu'ils faisaient, ce qu'ils échangeaient sur le micro-réseau social associé au projet, etc. modifiait les sons et images projetées dans le lieu central
L'objectif est de créer une expérience culturelle inédite basée sur l'interaction des publics avec les oeuvres.

Domaine : Festival de Jazz

Cible : Public

Type : Contribution

Date : 2013

Fonctions :

Une machine géante genre "Les temps modernes" de Chaplin (rouages, embiellages, pistons, pièces en mouvement) était placée en réalité augmentée dans une friche industrielle. Elle produisait des sons métalliques dont l'intensité, la fréquence, le rythme, la nature, étaient modifiés en direct par le public présent. Des musiciens se servaient de ce tempo industriel virtuel pour improviser.
L'objectif est de faire interagir public et musiciens dans une création commune et unique.

Domaine : Commune

Cible : Habitants

Type : Participation

Date : 2014

Fonctions :

Les habitants de la commune pouvaient tracer par zones de couleurs sur une carte le type d'éclairage de Noël qu'ils souhaitaient : simple, moyennement décoré, très décoré. Un compteur analysait les surfaces couvertes par chaque type et affichait en temps réel le montant en euros de leur projet. Des curseurs permettaient ensuite de réduire les heures et les jours d'éclairage pour tenir dans le budget fixé par la mairie.
Deux objectifs étaient à atteindre : récupérer la configuration la plus populaire pour la mettre en oeuvre et sensibiliser les habitants aux coûts et aux économies à réaliser.

Domaine : Serious Game

Cible : Enseignants

Type : Collaboration

Date : 2014

Fonctions :

Un serious game est un outil d'apprentissage. Celui-ci, contrairement aux serious games "classiques", n'a pas de scénario pré-écrit intangible. Basé sur des outils d'analyse sémantique et d'intelligence artificielle, il permet aux enseignants de construire ou compléter les scénarios existants : les dialogues étudiants-machine sont écrits en langage naturel (sans code) et immédiatement traduits en situations réelles dans le jeu.
L'objectif à atteindre était de permettre aux enseignants de collaborer à l'écriture de scénarios d'apprentissage sans aucune connaissance technique.

Domaine : Immobilier

Cible : Résidents

Type : Participation

Date : 2014

Fonctions :

Outil d'échange et de partage destiné aux résidents d'un ensemble immobilier pour créer du lien social dans un nouveau quartier. Les quartiers urbains sont chargés d'histoire, de liens, de conflits, de réseaux ; ce nouveau quartier sorti de terre sur d'immenses friches industrielles n'en a pas. Les résidents peuvent échanger, dialoguer, proposer, organiser, partager.
L'objectif est à la fois de créer un environnement social pour "faire quartier" et, pour la mairie et l'entreprise immobilière, d'avoir des retours sur le vécu résidentiel pour améliorer les services et prestations.

Domaine : Co-édition

Cible : Membres

Type : Contribution

Date : 2014

Fonctions :

Cet outil "wiki" permet à un groupe d'utilisateurs de produire un texte en commun (programme, projet, interview collectif...). Chaque utilisateur est prévenu par mail ou par SMS lorsqu'une contribution est postée.
L'objectif est de produire en ligne des documents contributifs de façon confidentielle et sécurisée.

Domaine : Partage de savoirs

Cible : Membres inscrits

Type : Participation

Date : 2015

Fonctions :

Les membres inscrits inter-échangent leurs savoirs ou offrent leurs services contre une certaine valeur en monnaie virtuelle. La valeur de chaque savoir ou service ne dépend pas du marché réel en euros, mais de l'implication du membre dans la communauté de partage. Elle est pondérée collaborativement par tous les membres.
L'objectif est de permettre à tous d'accéder à des ressources, des savoirs ou des services sans avoir à débourser d'argent réel.

Domaine : Transition énergétique

Cible : Membres inscrits

Type : Participation

Date : 2015

Fonctions :

Série d'applications tournant autour des questions énergétiques permettant aux membres inscrits d'évaluer et partager l'équipement de leurs toits en photovoltaïque, d'évaluer et diagnostiquer leur consommation énergétique, de profiter d'achat groupé de matériels, etc.
L'objectif est de sensibiliser chacun à la question énergétique et de réduire notre dépendance aux énergies fossiles.

Vous vous vous sentez prêt à franchir
le "saut participatif/collaboratif" ?
Prêt pour changer les choses ?
Prêt à muter en profondeur ?
Nous sommes faits pour nous rencontrer.
Enfin... peut-être.

Se rencontrer

Notre engagement

Nous nous engageons dans une démarche d'accompagnement, de conception, de réalisation et d'évaluation d'outils dictée par vos intérêts mais également par ceux des publics concernés.

Votre engagement

Vous vous engagez dans une démarche loyale et sincère, convaincu de la pertinence de cette approche et de l'importance de la mutation numérique de votre structure.

→ quand la "démarche participative" ne
sert qu'à entériner des choix déjà faits.
→ quand la situation de crise est telle que
que la démarche est engagée sous une
pression trop forte pour être productive.
→ quand elle n'est qu'un outil de com'

Non-participation

Etes-vous certain d'avoir compris que nous ne sommes plus au XXe siècle ?

→ le process participatif crée des solutions, il ne les valide pas après coup...
→ la participation co-élaborative n'est pas une stratégie à court terme et à retour sur investissement rapide. C'est une démarche qui engage sur la durée et sous la responsabilité de tous.

→ quand elle sert à canaliser de profonds
mécontentements, à organiser des rapports
de force ou à donner un "os à ronger" aux
opposants aux mutations déjà engagées.
→ quand le désir de changement vient du
dehors : "d'autres le font, alors moi aussi"

Non-participation

On ne s'engage pas dans la "mutation collaborative/participative" parce que c'est la mode ou parce que d'autres (confrères, concurrents...) l'ont fait, mais parce que l'on est intimement persuadé que c'est la solution, parce que l'on est certain que cette démarche est l'innovation discursive dont on ressent l'urgence, et parce qu'elle seule est capable de répondre aux attentes et aux enjeux de demain.


e-vdn

Contact

Vol de nuit / Alain Brégy / 03 88 18 90 20 / vdn@agat.net


Vol de Nuit

e-vdn/ est un département de Vol de nuit en charge de la
conception/réalisation d'outils numériques participatifs, collaboratifs et contributifs


Vol de nuit est une entreprise créée en 1992 par Alain Brégy.
Entièrement dédiée au web depuis sa création, elle accompagne ses clients dans leurs démarches numériques : sites internet, outils en ligne, stratégies numériques.
Nous partageons notre temps entre trois types d'activités : la veille (se tenir informés, suivre l'avancée des évolutions technologiques, échanger/partager avec les acteurs de l'innovation numérique), la R&D et l'expérimentation (développement expérimental de solutions, de langages, d'applications), la production et le conseil pour nos clients.

Quelques repères

1992 : création de la structure Vol de Nuit à Strasbourg.

1994 → 1999 : création de sites internet.

2000 → 2004 : spécialisation en web sémantique non-discriminant/accessibilité web : audits, accompagnement, réalisations.

2005 → 2006 : web mobile, interopérabilités des contenus.

2007 → 2009 : développement de solutions hybrides (web 3D) en univers virtuels [premier prix Orange International catégorie "Innovation"].

2010 → 2011 : R&D et applications en intelligence artificielle, réalité augmentée, serious games, opendatas.

2012 → 2013 : outils participatifs et collaboratifs, démarches d'e-citoyenneté, accompagnement aux mutations technologiques.

2014 → 2015 : monnaies alternatives, travail sur la valeur, développement de systèmes complexes basés sur la théorie des "communs".

2015 → 2016 : crypto-monnaies et blockchain, au coeur des échanges et transactions de demain : VDNchain.

Quelques références clients

Académie de Strasbourg • Ademe Alsace • Ademe Champagne-Ardennes • Advicom • Air à domicile • Alsia • Alsace Lait • AMD • Annexe Marketing • ANFH • Audiorama • Apertura • Astree • CAC • Caisse d'Epargne • CAS • CG67 • CG 90 • Comin'Edit • Commune de Duttlenheim • Crédit Mutuel • Dental Life • EPI • Eveho • Feyel-Artzner • FNCCR • Forum du Cinéma européen • Gourmandises Bio • ICOS • IECI Développement • IIDH (Institut international des Droits de l'Homme) • Insa Strasbourg • ISSA Genève • Labo1000 • Linkeos • Manhattan Finances • MEDIA (Union européenne) • Mulhouse100% • NetLine Project • Ott Imprimeurs • Peer Project Review • Photoboutik • Place for People • PRO2-i • Région Alsace • Savoir(s) en Commun • SCD-ULP • SEPA-Alsace • Strasbourg-Mediterranée • S-System • TechniSoudure • Transporter Europe • Université Louis Pasteur • Université de Haute Alsace • UNF3S

Contact

Vol de nuit / Alain Brégy / 03 88 18 90 20 / vdn@agat.net

Qu'est-ce qu'un travail ?
Qu'est-ce qu'une valeur ?
Qu'est-ce qu'une monnaie ?
Le numérique bouleverse
ce qu'on pensait figé et acquis.
Quelques points de réflexion...

Ce dossier est une approche de notre démarche en cours et expose les questions sur lesquelles nous travaillons actuellement. D'autres dossiers sur d'autres thématiques seront développés ultérieurement ; tous tournent autour de la crise sociale et morale d'une société qui peine à se reconnaître dans un monde en mutation.

Qu'est-ce qu'un travail ?

Qu'est-ce que produire des biens industriels de masse, tous identiques, tous stockés et tous transportés, à l'heure où l'individuation, le coût carbone élevé de transport et l'impression 3D autorisent la production locale et instantanée d'objets sur-mesure adaptés aux besoins immédiats ?
A quoi sert-il d'avoir des chaînes de production variant à grands frais les tailles, les modèles et les couleurs quand il sufit de télécharger le modèle 3D convenable pour piloter sa réalisation instantanée ?
A quoi peut-il servir d'offrir des services onéreux et contraignants quand une application permet de trouver sur le web des services équivalents moins chers, parfois gratuits, souvent plus dynamiques et plus agiles ?
A quoi servent des millions de salariés à terme remplaçables par des robots infatigables qui ne se reposent jamais, ne font pas grève, et ne se trompent pour ainsi dire jamais ?
En bref, à quoi servent ces millions d'emplois salariés qu'on défend à coup de grandes politiques économiques ?
Travailler et avoir un emploi sont deux choses distinctes.
Ce que la mutation numérique nous enseigne, c'est que l'emploi salarié, né en même temps que l'industrie au XIXe siècle et moteur de nos sociétés pendant deux siècles, est terminé en tant que modèle.
Ce qu'elle nous enseigne aussi, c'est le travail est en train de changer radicalement de nature.

Qu'est-ce qu'une valeur ?

Jusqu'au XVIIe siècle la valeur d'un bien ou d'un service était fondée sur la comparaison : si deux choses étaient comparables dans leur forme, leur aspect, leur utilité ou leur provenance, alors elles avaient approximativement la même valeur. Si deux services étaient similaires ils valaient la même chose.
Avec le XIXe et l'industrialisation, la valeur ne réside plus dans la comparaison mais dans la production : deux choses rigoureusement identiques n'ont pas la même valeur si l'une est conçue, fabriquée et distribuée plus vite que l'autre, et si le coût de leurs matières premières, lui-même dépendant de la valeur de leur production, est différent.
→ lire à ce sujet "Les mots et les choses" de Michel Foucault qui nous montre comment un "saut disruptif" important a été franchi en Europe occidentale entre 1770 et 1830 (en 50 ans donc) et où, dans des domaines aussi différents que la grammaire, la valeur ou les sciences naturelles, nous sommes passés identiquement du "comparable" au "structurel" : la valeur d'une chose est trouvée soudain liée à sa structure (comment elle est produite, que recèle-t-elle comme matière première) de la même façon que le classement des choses naturelles (êtres vivants, végétaux...) passe du "comparé" (deux plantes similaires sont de la même espèce) au "structuré" : c'est l'organisation moléculaire/cellulaire qui dorénavant distingue et classe, ce qui ouvre la voie aux recherches biologiques, atomiques, génétiques, etc.
La valeur n'est jamais indépendante de la façon de la décrire
Le "saut disruptif numérique" implique une redéfinition radicale de la valeur :
ni liée au "comparable" ni liée au "struturel", sur quoi s'organise-t-elle désormais ?

Qu'est-ce qu'une monnaie ?

La monnaie ou son équivalent (or, argent, coquillages, etc.) existe en tant que médiateur dans l'acte d'échange depuis l'aube de l'humanité.
L'histoire des monnaies est longue et complexe : servant à payer ce que vaut quelque chose, les monnaies sont donc directement dépendantes de la façon dont les valeurs sont établies, lesquelles dépendent directement de la façon dont le travail nécessaire est réalisé.
Jusque vers la fin du XVIIIe siècle tout le discours sur la "valeur" porte essentiellement sur l’équivalence de l’échange "comparé" et la réponse à la question : comment la monnaie peut-elle établir un système de signes entre les richesses ?
Entre le XVIIIe et le XIXe apparaissent Hume, Smith, Marx. La valeur quitte alors l’objet pour s’incarner dans le travail, c’est-à-dire la production : "Le travail est la mesure réelle de la valeur échangeable de toute marchandise" (Smith). La monnaie suite le mouvement : son émission, son contôle, sa distribution se centralisent à mesure que se centralisent les outils de production et que la valeur se redéfinit.
L'irruption de la "révolution numérique" introduit là encore une disruption dans la monnaie. On voit régulièrement apparaître toutes sortes de monnaies alternatives à celles du système financier international. Certaines sont locales mais bien réelles (billets, pièces), d'autres sont entièrement virtuelles (Bitcoin par exemple). Quand le travail (production) et la valeur (échange) mutent, la monnaie qui fait que l'un renvoie à l'autre mute également

Travailler, valoriser, échanger

Travailler c'est produire des ressources sociétalement utiles.
Selon quelles méthodes et pour quelles attentes ? De quelles ressources aurons-nous besoin ? Comment les produirons-nous ?
Valoriser c'est affecter une valeur à la production.
Selon quels critères ? La valeur d'une ressource dépend-elle encore du produit ou dépend-elle déjà de son producteur ?
Echanger c'est transférer de la valeur/contre-valeur entre deux individus ou structures.
Par quels biais et à travers quels outils ? Par quel type d'agent médiateur ?

Des expérimentations en cours

Nous sommes en train de lancer un certain nombre d'expériences numériques (voir "Quelques projets et réalisations"...) pour tenter d'explorer les relations nouvelles qui se nouent entre "travail", "valeur" et "monnaie". Nous espérons pouvoir plus tard en mener d'autres dans d'autres directions.
Deux d'entre elles tournent autour de monnaies virtuelles et de la revalorisation d'un certain type de travail : échanger des savoirs et des services pour l'une (quelle valeur sociale/commune/collective ont-ils ? à quelle hauteur les rétribuer ?) et les process d'échanges pour l'autre (comment utiliser une monnaie alternative dans un cadre professionnel pour enrichir les employés et leur permettre d'acquérir des ressources utiles et nécessaires - biens, savoirs, services - sans accroître la masse salariale de la structure ?).

Blockchain... késaco ?

Depuis quelques mois le terme Blockchain a envahi nos écrans, nos journaux et certaines de nos conversations... De quoi s'agit-il ?.
Initialement Blockchain est une technologie peer-to-peer (de pair à pair) inventée par les créateurs de Bitcoin, une crypto-monnaie virtuelle dont vous avez certainement déjà entendu parler. Blockchain n'est plus Bitcoin que Bitcoin n'est Blockchain mais ayant été inventés ensemble, tous deux sont trop souvent indissociablement liés alors qu'il n'en est rien. De plus, même si Blockchain est au départ une technologie FinTech (financière) elle a depuis quelques temps "déserté" son milieu d'origine pour essaimer dans tous les domaines de la société : l'économie bien sûr, mais aussi les transactions contractuelles, les diplômes universitaires, les process de production ou de décision, et même le vote en ligne...
De quoi s'agit-il ? Toute transaction (d'argent réel ou virtuel), tout process d'authentification (papiers d'identité ou login/mot de passe), tout contrat (privé ou public) est basé sur un "tiers de confiance", une tierce partie qui garantit que l'échange, l'information ou la finalité est conforme, juste et loyale - que cette partie tierce soit l'Etat, une institution ou une entreprise (par exemple du secteur bancaire). Blockchain, en mutualisant horizontalement les process de validation/approbation quand jusqu'alors ils étaient centralisés et verticaux, rend chaque acteur co-responsable de l'ensemble du système : si par exemple A promet de verser 100 euros à B, en économie traditionnelle l'institution bancaire vérifie que A détient ces 100 euros, qu'ils seront bien versés à B et que la transaction juste et loyale sera bien écrite dans le "grand livre de compte".
Blockchain procède autrement : quand A promet de verser 100 euros à B toutes les machines connectées au réseau se partagent le "livre de compte" sous forme cryptée. Des calculs sont effectués pour approuver ou rejeter la transaction ; si elle est acceptée, toutes les machines mettront à jour leurs "chaînes de blocs" en y ajoutant le fait que A a versé 100 à B tel jour à telle heure. Le "livre de compte" partagé et mutualisé est aisni infalsifiable, incorruptible et inattaquable. La "confiance" nécessaire à toute transaction n'est plus alors en-dehors des acteurs de l'échange mais dans le réseau de pair-à-pair (P2P).
Nous développons depuis l'automne 2015 une solution appelée VDNchain qui permettra à des acteurs économiques, culturels, institutionnels, associatifs, de mettre en place Blockchain dans leurs projets.

Identités déterritorialisées,
digital shadow,
citoyenneté numérique,
hybridation des territoires,
outils d'e-citoyenneté.
5 images pour cerner la question...

Ces images ont été conçues et présentées dans le cadre de "Mulhouse Terre des Nouveaux Possibles" - édition 2011

Identités déterritorialisées

L'histoire de l'humanité peut se résumer en trois mots : "accéder aux ressources". Que ces ressources soient matérielles, culturelles, sociales ou amoureuses, toute l'histoire de l'homme ne parle que de ça : comment les obtenir, comment les garder, comment les accroître.
La mutation numérique en cours impacte directement nos existences en déterritorialisant les ressources : autrefois je travaillais dans ma ville, j'avais mes amis dans ma ville, je consommais des biens culturels dans ma ville, je recontrais l'amour de ma vie dans ma ville...
→ Ce qui fondait une grande partie de mon identité était territorialisé ; aujourd'hui c'est de moins en moins le cas.

Le Digital Shadow

Les outils numériques fournis par les institutions, administrations et collectivités reprennent la structure verticale traditionnelle : les informations et contenus viennent d'en haut. La seule différence est que je peux les consulter en ligne au lieu d'aller les chercher sur place.
Parallèlement à cela, un nombre croissant d'outils sur le web me permettent de raconter mon vécu, mes attentes, mes espoirs, mes idées concernant mon territoire et le partager avec d'autres : il existe donc une "ville numérique" différente de celle décrite par ma mairie, une "ombre informationnelle" (digital shadow) entièrement horizontale qui vient recouvrir la première, faite celle-là de vécus, d'impressions, d'attentes, de besoins satisfaits ou pas, de débats, d'idées, d'histoires, d'informations, d'images...
Je coexiste de façon très différente dans ces deux villes numériques, celle de la collectivité et celle de mes pairs.
→ Que la première tente souvent de s'appeller "MaVille" démontre que justement ce n'est pas ma ville.

Quelle citoyenneté numérique ?

A mesure que je m'inscris plus profondément dans la "ville numérique horizontale" je me détache de la "ville verticale administrative". Ces deux réalités, celle où je suis moi en tant qu'être social et celle où je suis électeur, administré ou contribuable, peinent de plus en plus à coïncider.
→ Un fossé croissant s'installe entre le lieu où je suis "moi dans mon identité" et celui qu'on me présente comme "étant le mien".

Hybridation des territoires

Me sentant de moins en moins "moi" là où on me dit pourtant être, et en l'absence d'outils collaboratifs, participatifs et contributifs me permettant de redevenir citoyen à part entière impliqué dans les affaires de la cité, je me détourne peu à peu de cette "ville verticale administrative" que je ne considère plus que comme un fournisseur de services. Un parmi d'autres.
→ Dans l'incapacité d'hydrider mes deux vécus je fais un "choix de vérité" ; je choisis pour "vraie" la ville qui me parle et à laquelle je parle.

→ Et pourtant des outils existent. Des solutions existent.

Les outils de l'e-citoyenneté

En tant que territoire du "faire-ville-ensemble" toute grande ville (là où règne l'anonymat et où la distance entre élus/administrations et habitants est la plus grande) a à coeur de renouer un lien. Pour ce faire elle fait généralement appel (pour les plus modernes) à des outils numériques dont la forme la plus aboutie est l'appli contributive : les habitants sont invités à contribuer à l'amélioration des services, à l'entretien général de l'environnement urbain, etc. mais jamais à participer aux grandes décisions. Jamais non plus invités à co-élaborer les grands projets qui sont le plus souvent menés entre élus, services et cabinets experts dans la plus grande opacité.
Par opposition, la (pseudo-)transparence de la "ville numérique horizontale" où tout se dit, tout s'échange, tout se croise, est celle où on peut parler de tout, tout modéliser, tout inventer, tout proposer, n'a aucune répercussion sur la réalité tangible de la ville réelle.
Outre qu'il s'agisse d'un immense gâchis d'énergies qui seraient mieux utilisées dans des process de co-élaboration, cette distance détourne encore plus le citoyen de ses instances démocratiques.
L'e-citoyenneté se propose de ressouder ces deux villes numériques en facilitant les échanges de vues, les échanges d'idées et de débats entre élus, services et citoyens. Elle invite les uns et les autres à collaborer en toute transparence, les uns et les autres ayant toute légitimité à émettre des avis et à amender les propositions des autres.
On ne passe pas du "top-down" (du haut vers le bas) au "bottom-up" (de bas en haut) mais à une structure horizontale co-élaborative où chaque compétence et chaque légitimité (celle des élus n'est pas celle des services qui n'est pas celle des habitants) trouve à s'exercer pour le bien commun.

Des politiques à sensibiliser et à accompagner

Lors d'un événement (expo + rencontres) organisé sur le thème de l'e-citoyenneté nous avons été amenés à animer une rencontre avec des jeunes de 12 à 16 ans venus de différents pays pour leur en expliquer les enjeux. Lors de la discussion, nous leur avons demandé sur quel support numérique ils exprimaient entre eux et partageaient leurs envies, leurs désirs, leurs rêves concernant le lieu où il vivaient. Tous répondirent "sur Facebook".
Une représentante de la ville où se tenait l'événement s'est alors bruyamment réjouie de ce que la jeunesse, qu'on dit si souvent désintéressée des "questions de la cité", s'investisse dans des débats et des discussions concernant l'avenir de son territoire. Nous nous sommes bornés à faire remarquer que "si une jeunesse est contrainte d'utiliser des outils numériques appartenant à une entreprise privée étrangère à but lucratif pour exprimer ses besoins, ses idées et ses attentes, c'est une faillite de la politique et qu'il n'y a pas lieu de s'en réjouir".

Lors d'un échange par mail (mai 2015), à la question "que comptez-vous faire en terme de politique numérique pour reconstruire de la citoyenneté et proposer des outils de démocratie collaborative/participative ?" le maire (PS) d'une des 10 plus grandes de villes de France nous a répondu : (extrait)
Dans le domaine du numérique, [la ville] s’est beaucoup démarquée par des applications et par des technologies particulièrement innovantes destinées d’abord à faciliter la vie des usagers. C’était notre priorité. Nous avons ainsi créé les premiers une application comme « *** », qui depuis cinq ans indique en temps réel les horaires de bus et tram à proximité de votre localisation, les disponibilités de parking ou encore les bouchons dans l’agglomération... [la ville] a été la première ville où s’est déployée la technologie du « sans contact », qui permet le paiement par CB ou par téléphone sans aucune manipulation (nous restons la ville où cette technologie est la plus utilisée, et de loin).
Peut-on - et doit-on - penser en tant qu'élu que des outils "top-down" (horaires de bus, places de parking) et de paiement à distance (NFC) relèvent d'un exercice de citoyenneté ? La question reste entièrement ouverte.

Uber va peut-être liquider les taxis,
Amazon dévorer les libraires et
Airbnb probablement tuer les hôtels.
Youtube a assassiné les video-clubs.
Google a remplacé les Pages Jaunes.
L'impression 3D peut anéantir l'industrie.

Uber-Airnbnb

Universal propose un catalogue de plusieurs milliers de films... Youtube n'en a aucun.
La chaîne Accord possède des centaines d'hôtels... Airbnb ne possède rien.
Tous les jours on voit des groupes industriels parfois leaders mondiaux s'effondrer sous l'assaut numérique : Kodak par exemple.
Chaque jour de nouvelles appplications viennent pallier à la non-réactivité des institutions ou à la déficience des services publics.

Chaque matin un nouveau domaine est touché de plein fouet par la mutation numérique du monde.

Par un cabinet-conseil en powerpoint ?
Avec trois énarques, cinq experts,
douze consultants, un livre blanc,
une commission d'étude et un rapport ?
Ou alors cinq audits, quatre comptables
et une projection sur dix ans ?

Experts

En cherchant un peu vous trouverez facilement le cabinet d'experts qui saura vous expliquer comment mener le changement. Chiffres et diagrammes powerpointés à l'appui, ils vous démontreront que le changement n'est qu'une question d'organisation.
D'organisation et d'optimisation : vous avez des services techniques, des outils de production, des équipes... il suffit de mieux les coordonner, mieux les organiser, mieux les manager, et le tour est joué.

Pour résumer, le changement viendra d'en haut. Que le "haut" le décide et tout changera... Ou pas.

Ça c'était vrai aux XIXe et XXe siècle. Nous sommes au XXIe siècle et la "révolution numérique" est passée par là. Sa caractéristique majeure : remplacer le vertical par de l'horizontal.
Faites-vous partie de ceux qui pensent encore qu'à eux seuls ils sont capables d'imposer le changement ?

Imposer le changement à qui n'en est
pas acteur est la pire des options.
Elle mène (et mènera toujours plus)
à des situations de crises aigües,
à des blocages et à des rejets.
Le changement se co-construit.

NON

La "révolution numérique" implique des changements sociétaux radicaux

...et rien ni personne n'y échappe. Que ce soit l'administration ou l'institution (nationale, régionale, locale...) dont la mise en place date du début du XIXe siècle et dont les grands principes de fonctionnement sont restés quasiment inchangés depuis, ou l'entreprise, elle aussi née au début du XIXe (la "révolution industrielle") et elle aussi pratiquement inchangée dans ses façons de faire, de produire et de diriger (le managériat "moderne" n'est pas disruptif en tant que méthode), tous sont impactés par l'irruption du numérique et son horizontalité structurelle et structurante.

A Sao Paolo 900 000 personnes par an
participent au budget municipal.
...et de Google qui a construit toute
sa stratégie d'innovation sur les
idées et propositions de ses employés,
vous en pensez quoi ?

Collaboratif

Si, ça les intéresse. Mais il faut un peu de temps : à Sao Paolo il y a 6 ans seules quelques centaines de personnes ont participé au premier budget municipal en ligne, un outil d'e-citoyenneté permettant de donner son avis sur l'affectation budgétaire allouée à tel poste et telle mission de service public. Aujourd'hui ils sont presque un million d'habitants à débattre, à donner leur avis et à s'impliquer dans la gestion de la cité.

Quel est l'intérêt d'impliquer le plus de monde possible ?

Un autre exemple : l'une des plus grandes villes de France a lancé en 2011 un nouveau PLU (Plan local d'urbanisme) et décidé de modifier durablement la configuration d'un quartier entier.
Elle avait deux possibilités. La première consistait à faire comme d'habitude : concevoir la reconfiguration en interne par les services d'urbanisme accompagnés d'avis experts extérieurs, puis convoquer le public concerné à découvrir le projet en mairie, puis lancer les travaux. Et comme d'habitude une association d'opposants aux travaux se serait constituée, elle aurait déposé des recours à n'en plus finir, tenté de bloquer les travaux autant qu'elle le pourrait, et pour finir ceux-ci auraient été réalisés mais avec deux années de retard, un surcoût important et un profond mécontentement d'une partie des habitants.

Une seconde possibilité a été retenue

Une modélisation numérique du futur quartier a été montrée aux habitants, à ses acteurs politiques, socio-économiques et culturels pendant plus d'un mois sur des tablettes mises à disposition. Des débats et échanges ont été menés entre habitants, services techniques et élus, chacun présentant ses idées, ses envies et ses contraintes, qu'elles soient techniques, économiques, juridiques, sociales, humaines, environnementales ou paysagères.
A la fin, chacun ayant tenu compte de l'avis de l'autre, le projet a été remodelé pour respecter au plus près toutes ces attentes. Le projet de transformation ainsi co-élaboré et validé a pu être réalisé dans les délais, au coût prévu et à la satisfaction de tous.

Tous les jours une nouvelle application
sortie d'une startup au fond d'un garage
est censée révolutionner votre métier,
votre mission ou votre activité.
Vous voilà désormais hyper-branché.
Produit miracle ? Oui... mais non.

Chez le pharmacien...

Chez le pharmacien

Il existe de centaines de petites boîtes pleines de solutions toutes faites, toutes les mêmes pour tous.
Des recettes miracles, des "y'a plus qu'à appuyer sur le bouton", des applications commerciales qui vous donneront l'illusion du mieux-aller le temps du traitement.
Oui mais après ?
Après, vous comprenez que ce dont vous aviez réellement besoin c'est de solutions bien à vous, conformes à vos spécificités, à vos besoins et à votre structure.
Au mieux vous avez perdu du temps, au pire vous avez définitivement déçu et découragé vos utilisateurs, votre public, vos collaborateurs, vos clients, vos équipes.

...et chez le docteur

Chez le docteur

Ecouter. Ausculter. Radiographier. Scanner. Analyser. Comprendre. C'est notre métier.
Trouver et mettre en oeuvre. Nous ne savons strictement rien faire d'autre.
Nous n'avons ni boîtes à malice ni applis magiques ni recette miracle à vous proposer.

La "démarche participative"
requiert de la sincérité. Ce qu'elle
changera en premier c'est votre
propre vision des choses. Si vous
changez, alors tout le reste suivra.
Utopie ou méthode de travail ?

Uber-Airnbnb

Participer, collaborer, interagir,
proposer, initier, développer,
mettre à disposition, inviter
inciter, avancer, changer,
croiser, oser, disrupter
sont les mots-clés de demain.

Territoires innovants, villes en mouvement, implications citoyennes, outils de partage, de collaboration, de participation, données publiques ouvertes, participent à la rédéfinition de la citoyenneté et du rôle de chacun dans la vie de la cité.
Réorganisation horizontale, intelligence collective, solutions partagées, mix bottom-up et top-down forment l'architecture des nouvelles collaborations au sein de l'entreprise.
Implication des publics et des habitants au projets culturels, sociaux, sociétaux fondent le nouveau tissu et réseau associatif qui maille nos villes et nos quartiers de participations et de collaborations entrecroisées.

Participation, collaboration, interaction,
proposition, initiation, développement,
mise à disposition, invitation
incitation, avancement, changement,
croisement, audace, innovation disruptive
sont les actions de demain.

Budgets participatifs, implication de tous, prise de décision, prise de participation, contribution partagée, applications de changement, de partage, de co-élaboration, nous vous proposons des outils numériques ouverts et démocratiques pour vous accompagner dans vos démarches de mutation numérique et technologique.